Le soprano Amélie Robins donnera le premier concert Fortissimo 100 % nature à Marseille le 15 novembre. Le soprano confie volontiers qu’elle est née à Montfermeil dans le 93 et non dans le 9-3, formule utilisée plus communément. Le 93, le même département que le ténor Roberto Alagna : «Je l’ai croisé. J’étais très intimidée.» Aujourd’hui, la jeune femme s’est installée dans le Var.
A coup de clichés, on pourrait s’étonner qu’Amélie Robins n’ait pas choisi la variété ou des musiques actuelles pour s’exprimer : « Pas du tout. Au collège j’ai eu une professeur de musique qui était une chanteuse lyrique et qui a perdu sa voix suite à un accident de voiture. Et elle est devenue enseignante. C’est au cours d’un spectacle qu’elle a décelé des qualités dans ma voix. J’avais douze ans. »
La jeune femme explique que durant ses années lycée elle chantait sur tous les fronts que ce soit classique ou pop rock : « J’ai eu la chance d’évoluer dans un cadre adulte. J’étais écoutée et je pouvais échanger. Ensuite il y a eu cette rencontre avec Raymond Duffaut (NDLR Il a dirigé les Chorégies d’Orange de 1981 à 2016).»
Sa seconde chance, c’est d’être un soprano colorature presque sans effort: « C’est une capacité naturelle. J’ai été aidé par la nature, la colorature est déjà dans la voix. Il faut quand même travailler, travailler et travailler. »
Elle reprend à son compte les propos de Jacques Brel : « Le talent n’existe pas. Il faut de la volonté et ensuite c’est un du travail, deux du travail et trois du travail. »
Amélie Robins ne souffre pas de comparaisons avec d’autres chanteuses lyriques colatures plus connues : « Pour ma part je pense qu’il faut se connaître et défendre ses différences. Mais je crois aussi que le plus important c’est le plaisir pour soi et celui que l’on donne. »
Si face cachée, il y a, Amélie Robins assure ne pas être fétichiste avant d’entrer dans une maison d’opéra ou une salle de concert : « Je n’ai pas de manie ou de rituel. Tout au plus quelques habitudes avec de la relaxation. Je pratique la sophrologie. »
Amélie Robins rêvait d’interpréter Gilda dans Rigoletto, ce sera fait cette saison à Opus Opera à Gattières dans les Alpes-Maritimes. Elle espère maintenant le rôle de Manon de l’opéra éponyme de Massenet qui la comblerait : « Je pense que ça peut m’arriver dans cinq ou six ans. »
Elle confie qu’elle n’est pas du genre à attendre que le téléphone sonne pour une audition : « Je suis obligée de faire à nouveau des auditions, car j’ai changé d’agent. J’ai un planning bien rempli je me plains pas. Il faudrait plutôt que j’apprenne à maîtriser mon agenda.»
A son agenda justement, pour les fêtes de fin d’année, sont mentionnés “Orphée aux enfers” d’Offenbach à l’opéra du Grand-Avignon et un concert aux Saisons de la voix à Gordes.

Où entendre Amélie Robins ?

  • A l’Opéra de Marseille, le 15 novembre à 20 heures dans le Concert Fortissimo 100 % nature ;
  • A l’opéra du Grand Avignon les 28, 30 et 31 décembre dans Orphée aux enfers d’Offenbach.
  • A Gordes, le 29 décembre, Amélie Robins sera à l’espace Simiane dans le cadre des 10 ans des Saisons de la voix.
  • A l’Opéra de Nice, les les 1, 3 et 5 mars pour Anne Trulove dans Rake’s Progress.

Renseignement par Internet à www.amelierobins.com; A l’Opéra de Marseille.