Hortense Venot a 23 ans, chanteuse lyrique, mezzo-soprano, elle est native de Versailles et vit actuellement à Paris. Pendant une semaine, elle a suivi une master-class à l’Abbaye aux Dames placée sous les conseils de Béatrice Uria  Monzon. Master class organisée par l’association “Lyrique au coeur” de Saintes.
La jeune chanteuse lyrique de 23 ans livre ses impressions après le concert de clôture de cette master class animée par la mezzo-soprano Béatrice Uria Monzon. «Je me suis inscrite à cette master class car lorsque j’ai vu l’affiche, j’ai eu de très bons échos de Béatrice par mes professeurs de chant qui ont partagé la scène avec elle ou qui ont passé des concours de chant où elle était présente. Ils m’ont dit: Oui, oui, vas-y. Béatrice sera super pour t’apprendre plein de choses ;  et avec Nathalie la pianiste, ma professeur de solfège me l’a recommandée. Du coup, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite pour rencontrer deux artistes.»

Elle ajoute qu’au conservatoire, il y a aussi des master class, mais c’est souvent au cours d’un après-midi: «Ce qui ne permet pas à tout le monde de passer, mais c’est l’occasion de regarder et c’est quand même très intéressant.»

Elle retient de  ce stage que lui a été profitable: «Ça permet de voir le répertoire avec l’approche de la technique scénique qui est très naturelle, très jolie par rapport au corps et du coup, ça nous fait que du bien, ce ne sont pas que des progrès techniques c’est aussi un bien-être mental et musical.»

Une fois son diplôme obtenu, Hortense aimerait bien intégrer une école supérieure.
«Ensuite, c’est difficile de se projeter», dit-elle, «Car lorsqu’on a 23 ans, on ne sait pas comment ça va évoluer vocalement et par conséquent quel répertoire choisir.»
Elle a des idées et parle aussi de son intuition sur certaines choses mais attend d’avoir fini le conservatoire et de faire encore d’autres rencontres avant de choisir une voie.
Elle pense aussi qu’ il est rare de trouver des jeunes en sortie d’école qui ont la maturité musicale suffisante pour assurer des rôles même si certains, très doués, sont rapidememt propulsés sur scène, quand d’autres décident de se mettre un peu à l’écart et attendent avant d’accepter un rôle.

Néanmoins, elle ajoute qu’à Paris elle voit malgré tout pas mal de jeunes chanteurs déjà monter sur scène.

Dominique MAZAUDOU