En septembre, les valises et le violon de Clotilde Sors feront le voyage vers Paris où la jeune fille rejoindra le Conservatoire national supérieur de musique et de danse. Une continuité pour l’Iséroise qui a commencé le violon avec Maïté Louis avant de poursuivre à Genève. On imagine la masse de travail et de qualités que Clotilde Sors a dû déployer pour rejoindre l’école prestigieuse datant de la Révolution.

La violoniste clotilde sors

La violoniste Clotilde Sors rejoindra en septembre le Conservatoire supérieur de musique de Paris.

En rejoignant cette école, Clotilde Sors s’engage sur la voie afin de devenir professionnelle : « C’est un choix de vie ; mon ambition est de devenir violon soliste mais j’aimerais aussi être pédagogue. Je suis consciente que c’est difficile mais j’attends aussi que les rencontres se fassent.»

Si sa destinée prend de la hauteur, Clotilde Sors n’oublie pas ceux qui l’ont accompagnée à ses débuts : « J’ai une relation particulière avec mes professeurs comme Maïté Louis. Le lien va au-delà de la transmission du savoir d’un professeur à un élève, un lien de confiance qui perdure. »
Clotilde Sors ne privilégie pas une période d’affection particulière, même si spontanément elle répond : le début du XXe siècle : « J’aime bien aussi le violon baroque. En fait, je me rends compte que j’aime beaucoup de choses. »
Comme elle parle avec tendresse de son violon du XVIIIe siècle, restauré : « Je le garderai toujours, même si un jour un mécène me prête un Stradivarius. Bien sûr, j’aimerais jouer sur un tel violon, mais le mien est celui de mon cœur je ne pourrais m’en séparer. »

Bruno ALBERRO

 

Où entendre Clotilde Sors ?

Le 7 avril à 18 heures en duo à Sassenage pour un programme inspiré de musiques populaires signées Bartok ou De Falla.

Renseignement à Clotilde Sors