13 juillet : Don Quichotte par le Ballet Nice Méditerranée

Le festival de Vaison danses lèvera le rideau sur “Don Quichotte”, le héros ibérique de Cervantès. Cette version dansée est chorégraphiée  par Éric Vu-An, le directeur du Nice Ballet Méditerranée qui se produira pour la première fois sur la scène romaine. Le chorégraphe rend hommage à la tradition classique de la danse en adaptant la littérature de Marius Petipa qui avait signé la création.

Sur une musique de Ludwig Minkus, Eric Vu-An explique qu’il mêle dans ce Don Quichotte “le destin du fameux pourfendeur de moulins à vent à ceux de la charmante Kitri et du jeune Basile dont elle est amoureuse. Malheureusement, son père voulant la marier à un noble plus fortuné propulse nos deux amants dans une histoire riche en aventures et en quiproquos. La pantomime est délicieuse et la pièce décline tout ce que la danse académique a de plus brillant.”

Éric Vu-An ajoute : « On évolue ici dans une forme de merveilleux, où la vérité des personnages dansés est néanmoins primordiale. J’essaie de transmettre cette recherche d’intensité aux danseurs, au-delà de la performance technique pure. »

Photo Dominique JAUSSEIN

17 juillet : My ladies rock par la Cie Gallotta

Si dans un festival on avait réuni Wanda Jackson ; Brenda Lee ; Mar ianne Faithfull ; Siouxsie and the Banshees ; Aretha Franklin ; Nico ; Lizzy Mercier Descloux ; Laurie Anderson ; Janis Joplin ; Joan Baez ; Nina Hagen ; Betty Davis ; Patti Smith ; Tina Turner, avouez qu’on aurait eu une belle affiche.

Pour créer My Ladies Rock, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta s’est inspiré de ces femmes du rock  dont la musique qui dépasse le genre. On n’est pas pour Mick Jagger des Stones ou pour Janis Joplin, on peut être pour les deux. Pas de hiérarchie juste des émotions qui s’ajoutent.
L’une sur l’autre, l’une à côté de l’autre pour que la femme, rockeuse ou non, trouve sa juste place. Androgyne mais pas trop.

Durée du spectacle 1h15 sans entracte

Photo Pauline LE GOFF

20 juillet : Quatre pièces par la Cie IT Dansa

Quatre pièces de Nogal, Khan, Cherkaoui et Ekman réunies dans une même soirée, c’est la proposition d’IT Dansa la compagnie catalane fondée et dirigée par Catherine Allard depuis 1997. Sa compagnie se situe entre la fin de l’université et la pratique professionnelle, où pendant deux ans, les danseurs se frottent à différents vocabulaires pour se perfectionner et choisir leur voie chorégraphique.
Les plus grands chorégraphes par les étoiles de demain

Les tableaux proposés pour ce spectacle sont : « The Prom » de Lorena Nogal ; « Kaash » de Akram Khan ; « In Memoriam  » de Sidi Larbi Cherkaoui ; « Whim » d’Alexander Ekman.  

Durée du spectacle 1h15

Photo Franck THIBAULT

24 juillet : Sacre, Works… d’Emmanuel Gat

En 1913, le Sucre du printemps d’Igor Stravinsky fait scandale à sa sortie. Le temps a apaisé les critiques et le score est devenu le fer de lance de la danse contemporaine. ‘SACRE’, ‘WORKS’ (extraits) et une création mondiale
Cette fois SACRE » est visitée par Emanuel Gat. Il déconstruit les mécanismes de la salsa cubaine et les assemble pour créer une partition chorégraphique complexe, à la dramaturgie puissante.
Lecture libre, « SACRE » propose une multitude d’options d’actions.

WORKS est un programme qui célèbre les danseurs : leur singularité, virtuosité, engagement, courage, responsabilité et humanité. Ce tableau constitue une réaction à cette époque en changement et à l’évolution constante de la façon dont la danse est produite.

Enfin, la compagnie Emanuel Gat Dance proposera,  une pièce courte en création mondiale. 

Durée du spectacle 1h10 sans entracte.

Photo Julia Gat

 

27 juillet : Boxe Boxe Brasil de Mourad Merzouki

En 2010, Mourad Merzouki invitait le Quatuor Debussy à partager la scène avec ses danseurs hip-hop. Avec Boxe, Boxe, Brazil il revient à son sport de jeunesse qu’il mâtine aux couleurs et saveurs brésiliennes tout en conservant sur le plateau le quatuor à cordes. Le chorégraphe dit avoir remis les gants pour repenser l’écriture de cette pièce en associant les interprètes cariocas révélés dans Agwa.

Il raconte : « J’ai rencontré ces jeunes interprètes brésiliens lors de la Biennale de la Danse de Lyon en 2006, explique Mourad Merzouki. Danser est leur façon d’exister, de sortir des difficultés du quotidien. Leur parcours m’avait touché car j’y retrouvais l’écho de mon propre cheminement, lorsqu’adolescent j’ai pris conscience que la danse était la clé pour trouver ma place dans la société. C’est aussi pour moi un challenge chorégraphique que d’allier la gestuelle des danseurs brésiliens à la pièce « Boxe Boxe », écrite pour d’autres corps et d’adapter leur danse à une nouvelle partition musicale, repensée avec la complicité du Quatuor Debussy. »

Durée du spectacle une heure.

Photo Julie CHERKI

Bruno ALBERRO

Le Programme Vaison danses 2019

Le festival de Vaison danses annonce cinq dates majeures au théâtre antique pour raconter 350 ans de cet art.

Il se déroulera du 12 au 27 juillet à 22 heures avec en ouverture au Théâtre antique Don Quichotte par le Ballet Nice Méditerranée dirigé par Eric Vu-An. Il reprend la chorégraphie de Marius Petipa.

  • Le 13 juillet le Ballet Nice Méditerranée présentera Don Quichotte d’après le roman de Cervantès.
  • Le 17 juillet la scène romaine sera laissée à la compagnie Jean-Claude Gallotta qui présentera My ladies rock pour rendre hommage à Janis Joplin, Patti Smith ou Nico.
  • Le 20 juillet, les gradins antiques verront un triptyque proposé par IT danse qui reprend Kaash d’Akram Khan ; Whim d’Alexander Ekman et In memoriam de Sidi Larbi Cherkaoui.
  • Le 24 juillet place à Sacre d’Emanuel Gat qui revisite le ballet révolutionnaire d’Igor Stravinsky, cette pièce sera suivie de trois tableaux dont une création ;
  •  Le 27 juillet Mourad Merzouki foulera pour la première fois le plateau raisonnais en signant Boxe Bose Brazil où le chorégraphe figure du hip-hop rappellera qu’il a aussi tâté des gants sur un ring.

Renseignement à Vaison Danses