L’opéra de Marseille joue l’éclectisme avec des standards de la littérature opératique, que des titres connus ou presque. La scène de l’Odéon se plaît aussi à faire découvrir la musique classique sous plusieurs formes et plus particulièrement les opérettes.

Le rideau se lèvera le mardi 24 septembre avec le décor de La Flûte enchantée de Mozart qui se poursuit jusqu’au 6 octobre. Spectacle grand public s’il en est, l’ultime opéra du Génie autrichien est lisible par tous, comme beaucoup de contes initiatiques. Un ouvrage donné régulièrement sur les scènes du monde dont la mise en scène marseillaise a été confiée à Numa Sadoul, alors que la direction musicale revient au maître de séant Lawrence Foster. La distribution affiche des valeurs sûres du chant lyrique comme la soprano Anne-Catherine Gillet, longuement applaudie l’an passé dans les Noces de Figaro de Mozart. Serenad Uyar sera attendue dans le célébrissime air de la Reine de la nuit. La soprano toulousaine Anaïs Constans retrouvera le rôle de la Première dame qu’elle avait interprété avec succès au festival de Peralada en 2018. Côté homme, on viendra écouter le ténor Cyrille Dubois qui était dans Guillaume Tell de Rossini aux Chorégies d’Orange cet été pour les 150 ans du festival lyrique. Le baryton Philippe Estèphe apportera les couleurs à Papageno, alors que Sarastro sera campé par Wenwei Zhang. La basse chinoise n’est pas une inconnue dans la cité phocéen, il a été pensionnaire du feu CNIPAL.

Du 22 au 30 octobre, l’opéra de Marseille sortira des cartons “La reine de Saba” de Charles Gounod, un opéra quelque peu oublié qui sera donné en version concertante avec des habitués de la maison opératique comme Karine Deshayes, Marie-Ange Todorovitch, Nicolas Courjal ou Jean-Pierre Furlan. La direction musicale a été confiée à Victorien Vanoosten.

Autre opéra, autre univers, avec les Puritains de Bellini, encore donné en version concertante pour deux dates : les 3 et 5 novembre. Derrière les pupitres, le public reconnaîtra Jessica Pratt et Julie Pasturaud, Yijie Shi, Jean-François Lapointe ou Nicolas Courjal.

Pour les fêtes de fin d’année, du 28 décembre au 5 janvier, l’opéra de Marseille programme Barbe-Bleue d’après le conte de Perrault, imaginé par Laurent Pelly. L’orchestre, le Choeur et la maîtrise de l’opéra de Marseille seront placés sous la direction du chef égyptien Nader Abbassi. L’an passé à la même époque il avait marqué de son empreinte la Traviata de Verdi. Pour l’interprétation de ce conte, il a été fait appel à des artistes qui confirme à chaque sortie comme la mezzo Héloïse Mas ou encore des habitués des lieux tel Florian Laconi dont on connaît le plaisir de jouer autant que de chanter. Jennifer Courcier, Cécile Galois, Guillaume Andrieux  Jérémy Duffau, Franis Dudziak et Antoine Normand complète la distribution.

Pour le reste de la saison, le public plongera dans l’âme slave d’Eugene Oneguine peint par Tchaïkovski, puis quittera les steppes pour se glisser à la Comédie Française où se déroule de drame Adrienne Lecouvreur de Cilea. On reste dans le rouge pour aller des velours parisiens en Andalousie pour suivre les amours folles de la cigarière Carmen, opéra de Bizet. Pour clore la saison, l’opéra de Marseille annonce Nabucco de Verdi et son fabuleux choeur Va pensiero.

Quant au théâtre municipal de l’Odéon, il ouvre avec Pomme d’Api et le Singe d’une nuit d’été, du 3 au 5 octobre Deux opéras-bouffe en un acte réunis et signé Jacques Offenbach et Gaston Serpette.

Bruno ALBERRO

 

Renseignement à l’Opéra de Marseille