Aux Chorégies d’Orange, le 15 juillet dans la cour Saint-Louis, aura lieu le concert des Révélations classiques de l’Adami. Ce même concert sera donné le 26 mars aux Bouffes du nord à Paris. La mezzo ardéchoise Lise Nougier fait partie de cette promotion 2019 qui se voit ouvert les portes du festival lyrique. Elle sera rejointe par le pianiste Vincent Mussat, la violoniste Marie-Astrid Hulot, le bassoniste Rafaël Angster et le violoncelliste Jérémy Garbarg. Mais aussi par la soprano Amandine Ammirati, la mezzo Lise Nougier, le ténor Sahy Ratia et le baryton Timothée Varon. 

La mezzo-soprano Lise Naugier termine sa dernière année au conservatoire national supérieur de musique de Paris. Elle n’oublie de revenir toutes les deux semaines ou presque dans son Ardèche natale, retrouver les saveurs du saucisson de son pays entre Rhône et montagne, retrouver sa famille et ses amis. La jeune fille explique qu’elle en a besoin. Poser ses semelles de chaussures sur une terre paysanne la nourrit : « Pour moi, c’est revenir à la réalité, à la vraie vie. J’ai besoin de ressentir ça. » Elle précise que dans son école les problèmes sont ailleurs pour ne pas dire plus personnel.

La mezzo ardéchoise Lise Nougier aura deux concerts avec les Révélations classiques Adami.

Lise Naugier se dit chanceuse en tout. Car si elle a toujours aimé chanter elle a découvert l’art lyrique sur le tard : « Nicole Corti était venue animer une master classe dans nos villages. A la suite, je lui ai écrit. Deux mois après, elle me conseillait de contacter Marina Venant, professeur de chant au conservatoire de Valence. »

Sa deuxième chance c’est que son professeur a construit sa voix : « Quand je suis arrivé au Conservatoire de Paris je n’ai pas eu besoin de déconstruire pour reconstruire. Ce qui arrive souvent. Ce qui fait que j’ai pu passer la licence en deux ans à la demande de ma professeur Chantal Mathias. »

On pourrait s’étonner de son succès comme Révélations classiques Adami au sein de la promotion 2019, alors qu’elle est encore étudiante : « La sélection se fait le plus souvent au Conservatoire de Lyon et de Paris. Il faut réussir bien sûr, mais étant dans ces écoles on a une chance alors que si on a eu une autre formation, c’est difficile. »

Pour ne pas dire impossible, même si certains artistes issues d’autres formation, comme Hélène Carpentier, montrent le contraire.

Etre lauréate aux Révélations Adami lui ouvre les portes des Chorégies puisque toute cette même promotion, de quatre chanteurs et quatre instrumentistes est invitée à donner un concert au cours du festival. Certes ce n’est pas au théâtre antique, ça aura lieu dans la cour Saint-Louis le 15 juillet : « C’est quand une chance inouïe de pouvoir inscrire mon nom dans ce festival. Plus encore car Orange est proche de chez moi. Chanteur, on ne peut qu’avoir envie de se produire au théâtre antique, j’espère qu’un jour je pourrais chanter là. »

Quand on suggère que mezzo elle doit se préparer à interpréter des rôles de garce, Lise Naugier s’en amuse : « Comme je suis mezzo-colorature, ce n’est pas le type de rôles qu’on me propose. J’aime beaucoup les personnages de Rossini ou de Mozart. » Lise Naugier dit bien écouter des enregistrements anciens mais elle préfère prendre exemple sur des artistes lyriques actuels : « J’apprécie beaucoup Karine Deshayes et j’aimerais bien faire une carrière comme elle. En plus c’est une belle personne. Je trouve que depuis les années 1950, la façon de chanter est très différente et qu’on ne chante plus comme ça. »

Bruno ALBERRO

 

Où entendre Lise Nougier ?

  • Le 26 mars en concert des Révélations de L’ADAMI au théâtre des Bouffes du Nord à Paris ;
  • Le 30 mai en récital chant et piano avec Florence Boissolle à la Chapelle du grand séminaire de Viviers (Ardèche 07).
  • A la mi-juin en récital de prix de master au CNSM de Paris ;
  • Le 15 juillet au Concert des Révélation de l’ADAMI aux Chorégies d’Orange.

Renseignement aux Chorégies d’Orange