La pianiste Fanny Arruro ouvre la saison des concertini des Musicales du Luberon, ce samedi 7 mars à 17h30 au Conservatoire d’Apt, en Vaucluse. Année Beethoven oblige, elle a mis dans son programme l’Opus 109 du Viennois dont on fête les 250 ans de sa naissance, mais aussi Ravel et Rachmaninov, tous chers à son coeur de pianiste.

La pianiste Fanny Azzuro fait une brillante carrière, Elle est affichée autant sous les ors des salles prestigieuses que dans des lieux plus intimes. Sa fidélité aux personnes et aux lieux qu’elle affectionne est aussi un vecteur qui l’aident à choisir ses concerts. Comme Apt avec ses 10000 habitants où elle se produira la samedi 7 mars à 17h30 à la chapelle du Conservatoire d’Apt. Un lieu chargé de souvenirs raconte la jeune artiste : « Je suis Avignonnaise et ma grand-mère paternelle habitait Apt et elle allait prier dans cette chapelle. C’est la deuxième fois que je vais y jouer. J’apprécie aussi Patrick Canac, (NDLR : le président des Musicales du Luberon.). »

Fanny Azzuro photo crédit Jean-Baptiste-Millot

Fanny Azzuro donnera deux concerts aux Musicales du Luberon, ce printemps. Photo crédit Jean-Baptiste-Millot.

Peu lui chaut alors de se produire dans des grandes ou des petites salles : « Dans de petits lieux, il existe une proximité avec le public, il est facile de discuter après le concert et d’avoir le retour des auditeurs. J’apprécie aussi les festivals où on a ce genre de rencontres. Ce qui n’est pas le cas dans une grande salle où après le concert on se retrouve à l’hôtel. »
Sans bouder son plaisir d’être sur scène en récital, Fanny Azzuro aime pratiquer la musique de chambre. » Comme en témoigne son parcours au sein de SpiriTango Quartet  aux côtés de Fanny Gallois violon, Thomas Chedal, accordéon et Benoît Levesque, contrebasse. Pour fouiller un autre registre plus “argentin” ou de compositeurs vivants, comme Richard Galliano.
On pourrait penser que la solitude qui jalonne la vie d’artiste lui pèse mais elle en apprécie les charmes : « On est seul pour préparer son programme, ça laisse beaucoup de libertés, on est chez soi et on n’a pas de chef au-dessus. »
Cette année, Beethoven est à son programme. Est-ce qu’en cette année anniversaire c’est obligatoire ? « Non, ce n’est pas obligatoire. J’ai un faible pour la musique russe. Mais je l’ai beaucoup travaillé car on m’a demandé d’en jouer à la Folle journée de Nantes. Je vais en proposer toute l’année. Beethoven se situe entre le classique et le romantique. J’aime beaucoup cet opus 109 que Beethoven a écrit alors qu’il était sourd. Ça paraît incroyable, même si on peut imaginer qu’il entendait les musiques dans la tête pour composer. »
Elle dit aussi qu’il a besoin d’un équilibre entre sa passion pianistique et sa vie de famille : « Ce n’est pas toujours simple. Comme toutes les mères qui travaillent il y a ce tiraillement entre son travail et sa vie de famille. Mon problème dans la vie c’est le temps. Le répertoire au piano est tellement important qu’on ne peut jouer que le millième de toutes les partitions. »
Pour libérer du temps pour travailler, Fanny Azzuro a trouvé une solution : limiter le nombre de concerts : « J’en ferai quarante cette année. Je ne vois pas comment je pourrais en faire plus de cinquante par an. Ça me paraît inconcevable. C’est un choix de réduire pour travailler ; il faut savoir refuser. »
S’autorise-t-elle à prendre des vacances ? «En fait, même sans jouer on a de la musique dans la tête. Ce qui est important aussi c’est de faire du sport. Car en jouant tout le corps est sollicité et il faut éviter les blessures comme des tendinites. Il faut se maintenir en forme car ce n’est pas naturel de voyager, de jouer à des heures irrégulières.»
Même si elle se sent une méridionale, Fanny Azzuro habite Paris : « J’avais 18 ans quand je suis arrivée à Paris. Mon mari est de Paris. Et puis je descends souvent. J’ai ma mère à Laragne (05), j’ai grandi à Saint-Rémy-de-Provence. Le soleil me manque, mais je le retrouve souvent. »

Bruno ALBERRO

 

Où entendre Fanny Azzuro ?

  • Le 7 mars à 17h30 à chapelle du conservatoire d’Apt à Les Musicales du Luberon :
  • Le 11 mars au conservatoire de Thionville ;
  • Le 14 mars à 20 heures au Château d’Artigny à Monbazon ;
  • Le 15 mars au Grand Théâtre de Thionville ; 
  • Le 22 mars à Alançon
  • Le 4 avril au Festival Balade Musicale à Enghien-Les-Bains ;
  • Le 9 avril au Le Bal Blomet à Paris ;
  • Du 18 au 24 avril au 5e Festival de piano en mer en croisière ;
  • Le 28 avril au Lady Solti Studio à Londres ;
  • le 29 avril à PiAniano à Aniane (34) ;
  • Le 14 mai à L’Impro à Gap ;
  • Le 21 mai à Oppède pour les Les Musicales du Luberon ;
  • Le 24 mai à La Tribune des jeunes musiciens Genève ;
  • Le 29 mai à Les Nocturnes de laude à Paris XIVe ;
  • Le 6 juin au Château de la Fresnaye à Val du Layon ;
  • Le 14 juin au Château d’Etelan à Etelan :
  • Le 19 juin au Musée Océanographique à Monaco ;
  • Du 26 juin au 4 juillet Récital-lecture Schumann avec Alain Duault et Patrick Poivre d’Arvor ;

Renseignement à Fanny Azzuro